Dans l’épisode précédent, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande, Philippe Poutou et Marine Le Pen avaient voté. A 11h02, les cinq premiers présidentiables s’étaient ainsi acquittés de leur « devoir citoyen ».
Dès 11h03, un autre candidat prenait le relais. Le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan votait ainsi « à Yerres, dans l'Essonne, la ville dont il est maire », soit, vous l’aurez compris - et l’on ne peut vraiment rien vous cacher - « dans son fief ». Selon lci.tf1, il a « glissé son bulletin dans l'urne sous les applaudissements de plusieurs électeurs présents » : un tel effort vaut bien quelques hourras et une bonne sieste. "NDA" est donc parti « se reposer » sans avoir fait « aucune déclaration », ce qui demeure incontestablement le meilleur moyen de ne proférer ni billevesée, ni calembredaine.
Selon le Midi-Libre, qui avait dépêché un journaliste niçois dans le XX° arrondissement de Paris spécialement cette occasion qui ne se produit qu’une fois tous les dix-sept ans, Jacques Cheminade a voté « vers 11h30 ». L’on nous dit même qu’il aurait « attendu de longues minutes dans l'un des salons de l'hôtel de ville, au côté de sa compagne, avant de pouvoir voter ». Le doyen de la course à l’Elysée devait probablement espérer qu’on finisse par le reconnaître. Faute d’y être parvenu, il a dressé ses antennes en direction de la lune, proféré un juron en volapuk, puis enfourché son balai magique avant de s’envoler vers l’Etoile Noire, où il était attendu pour se taper un cassoulet avec Dark Vador.
Presque simultanément, Nathalie Arthaud votait à « Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise », ce qui, convenons-en, n’est pas très Coco Loco, comme « fief ». D’aucuns prétendent qu’elle aurait voté pour elle-même, et c’est un peu décevant : si même les communistes deviennent individualistes !... La candidate se serait ensuite exclamée ingénument: « le plus dur est fait ! » : on voit bien que celle-ci n’a jamais mis au monde des triplets…
Selon le Midi-Libre, qui avait dépêché un journaliste niçois dans le XX° arrondissement de Paris spécialement cette occasion qui ne se produit qu’une fois tous les dix-sept ans, Jacques Cheminade a voté « vers 11h30 ». L’on nous dit même qu’il aurait « attendu de longues minutes dans l'un des salons de l'hôtel de ville, au côté de sa compagne, avant de pouvoir voter ». Le doyen de la course à l’Elysée devait probablement espérer qu’on finisse par le reconnaître. Faute d’y être parvenu, il a dressé ses antennes en direction de la lune, proféré un juron en volapuk, puis enfourché son balai magique avant de s’envoler vers l’Etoile Noire, où il était attendu pour se taper un cassoulet avec Dark Vador.
Presque simultanément, Nathalie Arthaud votait à « Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise », ce qui, convenons-en, n’est pas très Coco Loco, comme « fief ». D’aucuns prétendent qu’elle aurait voté pour elle-même, et c’est un peu décevant : si même les communistes deviennent individualistes !... La candidate se serait ensuite exclamée ingénument: « le plus dur est fait ! » : on voit bien que celle-ci n’a jamais mis au monde des triplets…
C’est dans le XIV° arrondissement de la capitale de notre Nation jacobino-centralisatrice qu’Eva Joly s’est prêtée, bien malgré elle, au jeu des institutions présidentialo-centralisatrices de cette monarchie élective - et centralisatrice - que constitue la V° République. Elle a glissé son enveloppe dans l’urne à 11h34, sous le regard d’un préposé à la centralisation de tous les bulletins de vote. Le site de Ouest-France nous assurait par ailleurs que la candidate écologiste « avait pris les bulletins de vote de tous les candidats, sauf celui de la candidate du FN ». D'abord parce qu'elle "l''emmerde". Ensuite, par prudence : mieux vaut ne pas être tentée…Quoiqu’il en soit, Joly devait ensuite déjeuner « en famille, notamment avec sa sœur venue de Norvège pour le week-end ». Ce soir, le Bataclan comptera donc deux « Norvégiennes ménopausées », ce qui constitue un record pour une soirée électorale française.
Ce n’est qu’à 11h43 que le président sortant a voté : il n’est jamais trop tard pour bien faire. Quoique…Etonnement, Nicolas Sarkozy était inscrit dans un bureau du XVI° arrondissement de Paris, quand tout le monde pensait qu’il habitait « modestement » aux alentours de la gare de l’Est. Le candidat de l’UMP a lui aussi « glissé son bulletin dans l’urne », ce qui finirait presque par devenir monotone : heureusement qu’il n’y a pas trente-cinq candidats. Vêtu d’un « costume bleu marine », il était accompagné de son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, qui, elle aussi, était vêtue. Du coup, histoire de ne pas être venue pour rien, cette dernière a également pris part au scrutin. Quoiqu’elle n’ait soufflé mot, on lisait dans ses yeux combien la première dame trouvait cela « merveilleux », « fantastique », « extraordinaire ». Elle semblait fort heureuse de passer ainsi un dimanche en amoureux « avec son mec ».
Ainsi, à midi tapante, les dix candidats à l’élection présidentielle française de 2012 avait pris part au scrutin, soit un taux de participation de 100%.
Ils étaient respectivement « souriant » « détendu » voire « peinard », ce qui méritait d’être abondamment relayé, tant il est vrai que la majorité des Français se présente au bureau de vote en roulant des yeux éperdus, et écumant d’une rage fiévreuse et en répandant dans leur sillage des coulées de larmes et de bave mélangées.
Souvent, les candidats ont « glissé leur bulletin dans l’urne », ce qui demeure le moyen de voter, à défaut d’être le plus sûr moyen de prendre le pouvoir. Puis ils sont allés « déjeuner » ou « se reposer » en attendant que tombent les premiers résultats.
Alors, certains seront heureux, et d’autres passablement déçus. A la fin, il n’en restera plus que deux, mais une chose est d’ores et déjà assurée : 100% des gagnants auront tenté leur chance.
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Hé Hé... Je viens de découvrir votre blog. Excellent. Mon mandataire étant parti en vacances, je fais 1000 km allez-retour pour voter dans mon fief et pas une caméra pour immortaliser l'événement !? La prochaine fois je ferais la sieste...
RépondreSupprimerVous avez bien raison : intolérable ! :-)
SupprimerJe n'aime pas beaucoup ce petit ton envers Monsieur Vador! ^^
RépondreSupprimerExcellent ! J'adore entre autres traits fins le passage sur Carla Bruni-Sarkozy, "qui, elle aussi, était vêtue [...]" !
RépondreSupprimerL.C., Blois
Oui, c'est mieux d'être vêtue pour aller voter "avec son mec". N'est-ce pas ?!?
SupprimerLes chaines de télé ont été fidèles à leurs habitudes, en nous passant en boucle des images dont l'intérêt était proche du néant, agrémentées de commentaires de journalistes-stagiaires encore plus navrants, mais je crois que j'ai été encore plus con de regarder toute cette mascarade comme une huitre affalé dans mon canapé... Ils doivent glisser des images subliminales qui nous forcent à ne pas zapper, c'est pas possible autrement
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