Lionel Labosse est « enseignant et écrivain », ou du moins, il le croit. Il est l’auteur de Le contrat universel, au-delà du mariage gay, paru aux éditions « A poil » : ça ne s’invente pas.
Promoteur de « l’altersexualité » et du « polyamour » [entre ici George Orwell : le novlangue a vaincu] Lionel Labosse publie dans Le Monde du week-end - surtaxé à 3,20 € parce qu’il y a dedans un recueil de publicités sur papier glacé prêt à poubelliser - une tribune conspuant le mariage, y compris le gay, et vantant le « contrat universel ».
Quand on plonge plus avant dans le texte, on est d’abord surpris de trouver, au cœur des pages Débats du GQS (Grand Quotidien du Soir), ce qui semble s’apparenter à un plaidoyer pour l’institutionnalisation de la partouze. Mais à bien y réfléchir, puisque Le Monde donne désormais la parole à André Manoukian et à Didier Barbelivien, pourquoi ne la donnerait-il pas à Lionel Labosse ?
Que dit donc l’écrivain des éditions « A poil » ? Que le mariage, même ouvert aux couples gays, resterait éminemment discriminatoire. Etant exclusivement monogame, il est en effet « biphobe » [entre encore ici, George Orwell]. Et Labosse de préciser, pour bien que nous entrions dans le fondement de sa pensée : « Les militants homosexuels qui se prétendent LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres), réclament au nom de l’égalité une institution matrimoniale excluant de fait les bisexuels (…) les obligeants à renoncer (…) à l’une des deux inclinations de leur sexualité, donc à cesser d’être bi pour devenir soit homo, soit hétéro, à moins d’être infidèle, mais alors, pourquoi se marier ? »
C’est vrai ça, mince ! Pourquoi se marier avec une seule personne quand on peut à moindre frais se payer le luxe d’être polygame ? Nous devrions, de ce point de vue, prendre exemple sur l’Arabie Saoudite, un pays bien plus avancé que le notre en matière de « polyamour ». Si nous ne le faisons pas, c’est juste parce que nous sommes "réacs". Labosse le dit, d’ailleurs : « avant 1981, l’homosexualité était impensable. Puis François Mitterrand vint, et l’homosexuel cessa d’être un paria. L’intelligentsia se choisit alors un autre impensable, le polygame ».
Labosse est un fin observateur de notre société : tout ça, c’est sûr, c’est de la faute de « l’intelligentsia ». De l’intelligentsia germanopratine, aurait-il pu ajouter. En effet, il ne viendrait jamais à l’idée des gens des campagnes, avec leur bon sens et leur pragmatisme légendaire, de s’opposer au « polyamour » et de se montrer « biphobes ». Ca, non !
En tout état de cause, le « contrat universel » appelé de ses vœux par l’auteur aurait mille avantages par rapport au mariage : il rendrait possible toutes les formes d’union, comme par exemple le ménage à trois ou « trouple » [George Orwell, toujours avec nous ?]. A charge bien sûr pour le tout nouveau gouvernement de légiférer pour punir lourdement « la violence au sein du trouple ».
Enfin, le polyamour institutionnalisé permettrait de faire face à la crise. Car l’on cesserait de favoriser les seules « paires de personnes » (sic), notamment fiscalement, pour favoriser tout le monde : trouple, quadrouple, quintouple, tout ce que vous voulez. En plus, il réglerait définitivement la crise du logement : « grâce au contrat universel, des mini-communautés, des familles élargies, des cohabitations d’immigrés tentant d’échapper à la rapacité des marchands de sommeil, pourraient acquérir ensemble un lieu de vie ».
L’idée n’est-elle pas géniale ? Inviter les pauvres à partouzer dans des familistères géants pour éradiquer le mal-logement ! Quel pragmatisme, quel sens politique ! La nouvelle ministre du Logement, Cecile Duflot, a-t-elle pensé à faire entrer Lionel Labosse dans son cabinet ? Si oui, nous la mettons toutefois en garde : jusqu’au octouple (union à huit), on peut effectivement appeler cela une « famille élargie ». Au delà, ça devient un piquet de grève.
On se demandera où est le sentiment amoureux dans tout ça. Vous savez, ce vieux machin qui poussait deux humains à se déprendre un peu de leur petite personne pour se donner l’un à l’autre ? Lui reste-t-il encore une place, quelque part entre le sexe à plusieurs et l’union matérielle visant à obtenir des abattements fiscaux ?
On se demande aussi jusqu’où notre modernité libérale osera pousser le bouchon du « tout est permis » et même du « tout est dû ». Faut-il que le moindre des désirs, y compris celui de faire des « parties fines » avec ses potes, fasse l’objet d’une inscription dans la loi ? Faut-il, tant qu’on y est, inscrire dans la Constitution que « l’envie est un Droit de l’Homme » ?
Si je désire, parce que je suis naturiste, de me balader topless dans les rues de Paris, devrais-je monter une association pour faire valoir mon droit, et gueuler à la « nudistophobie » pour faire entendre mes arguments ? A moins que je n’explique ça et là que le fait de vivre nus nous délivrerait de la crise puisque, nous exonérant d’avoir à acheter des vêtements, il permettrait de préserver notre pouvoir d’achat ?
Monsieur Labosse, vous êtes sans doute persuadé d’être un grand iconoclaste. En réalité, vous êtes tout ce qu’il y a de plus banal : un ultralibéral bon teint, qui s’imagine que chaque caprice ouvre des droits. Pire, vous êtes un parfait hypocrite qui utilise l’argument de « l’aide aux pauvres gens » pour justifier que l’on accède aux exigences de son bas-ventre. Pur produit de ce que Jean-Paul Brighelli appelle La société pornographique, vous êtes indécent à tous les étages.
Surtout à l’étage du haut, d’ailleurs : faites donc ce que vous voulez de votre fondement, mais de grâce, épargnez nous les éructations post-coïtum de votre cerveau.
Lire et relire :
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Cher monsieur
RépondreSupprimervotre article se montre un petit peu excessif. Vous devriez lire ma proposition (http://lactualiteselonblochladurie.wordpress.com/2012/04/11/proposition-n20-democratie-pour-une-democratie-du-tiers-sexe/), cela vous aiderait à comprendre M. Labosse
Oui mais je vous en prie, appelez moi Madame : je ne suis pas transgenre !
SupprimerMonsieur, Madame, Mademoiselle : peu importe, pour qui veut vraiment dépasser les frontières de genre. Non ?
SupprimerJe ne souhaite en aucune façon les dépasser. Vraiment.
SupprimerVous ne comprenez pas, il ne veut pas vous enfermer dans la construction stato-arbitraire de votre féminité en vous appelant "Madame"... Ah, vivement l'apparition du neutre dans la langue française !
SupprimerEn effet, ça vaut le détour.
SupprimerEn effet, ça vaut le détour.
SupprimerDed
Timo Vilars > Le neutre grammatical existe déjà en langue française. Il est simplement identique au masculin.
SupprimerJusqu'à la fin du XVIIIème siècle, on observait encore fréquemment ces accords neutres qui se caractérisaient par le maintien suranné hérité du latin de cuisine du "s" au singulier et de son absence au pluriel.
Cordialement.
J'apprécie énormément ce que vous écrivez. Continuez, s'il vous plaît, osez !
RépondreSupprimerMerci beaucoup. Je tâcherai d'oser :-)
Supprimerjusqu’au hoctouple (union à huit)
RépondreSupprimerHum, octouple, sans "h" serait préférable, non ?
La nouvelle ministre du Logement, Cecile Duflot, a-t-elle pensé à faire entrer Lionel Labosse dans son cabinet ?
En tout cas elle devra prendre en main l'habitat urbain..
Bien sûr, comme octopus ou octogénère !
SupprimerMerci : j'ai corrigé.
Je suis presque d'accord . Presque seulement parce qu'il me semble que le libéralisme politique ne vise pas à institutionnaliser toutes les pratiques privées , pratiques tout à fait libres par ailleurs et qui peuvent de passer de l'intervention de l'Etat et des applaudissement de la société.
RépondreSupprimer@Lucie : en réalité, pour les pratiques d'ordre privé, en ce qui me concerne, je m'en fiche complètement.
SupprimerQue monsieur Labosse souhaite avoir une relation de "trouple" c'est son affaire, s'il trouve deux conjoints assez partageurs pour cela. Je ne suis pas volontaire pour en être, mais chacun son truc.
En revanche, de grâce, qu'on n'en fasse pas un "droit" ou un "contrat" !
Je suis d'accord avec vous ; j'ai tenté maladroitement d'expliquer que le libéralisme n'avait rien avoir là-dedans.
SupprimerIl faut tuer dans l'oeuf de telles idées.
A vous de jouer les journalistes !
Laurent Pinsolle a raison de recommander de vous lire: votr article est vif, drôle, pugnace, et redoutablement efficace dans sa dénonciation de l'idéologie libertaire. Bravo pour votre style, je reviendrai vous lire avec plaisir !
RépondreSupprimerVoilà qui fait plaisir. Merci beaucoup. Bienvenue et j'espère à bientôt.
SupprimerMon dieu, dans quel monde vivons-nous ?
RépondreSupprimerMalgré tout, vous parvenez à nous faire rire de ce qui devrait nous effrayer, ce n'est pas un mince exploit !
PS : j'aime beaucoup le néologisme "nudistophobie" ; ça ne m'étonnerait pas qu'il passe dans le langage courant dans les années à venir...
Ah, Mme Coralie, quel bref mais intense plaisir vous nous avez procuré ! Quelle plume d'ironie ! Quelle fantaisie dans l'exercice de moquerie ! On n'a pas lu l'article en question, et on ne le lira pas, mais, grâce à vous, on n'oubliera pas le nom de l'olibrius. Vous le dépecez avec une cruauté exquise, et l'on suit le mouvement de vos ongles carminés, qui le lacèrent, avec une satisfaction grandissante, jusqu'à cette chute (de rein), proprement vertigineuse !
RépondreSupprimerAh mais Labosse est bolossé
Par la Delaume, et cabossé !
Il boit, contraint par Coralie,
Son calice jusqu'à la lie
On trouvera toujours des opinions ultra-minoritaires. L'important est que "le Monde" en mette une en avant. Ce journal poursuit sa dérive et celle-ci représente peut-être celle d'une grande partie de la gauche qui a abandonné les classes populaires en 1983, qui ne peut plus ânonner "Europe, glop, glop". Il lui reste le sociétal et un anti-racisme de plus en plus caricatural.
RépondreSupprimerElle est épuisée mais le problème est qu'aucune organisation politique solide et constructive ne s'oppose à cela. Elle tient peu compte de l'avis de la majorité des Français, elle agresse la société.
Les autres avaient Sarkozy. Ne sommes-nous pas dans une espèce de folie collective dont il faudrait éclairer l'origine Carla soufFrance risque d'être élevée?
Jard
merci, ça fait de bien de rire autant !
RépondreSupprimerMagnifique, j'ai ri aux éclats !
RépondreSupprimerperso, je ne suis absolument pas choqué par la polygamie, qui est infiniment plus naturelle que la pédérastie, bien que cette dernière existe également.
RépondreSupprimerLa tonalité de votre article se veut grinçante mais au final on n'y comprend rien.
Vous parlez de dérive libertaire mais c'est bien vous qui êtes dans la fermeture la plus totale.
Si un jeune homme fier et vaillant plaît à plusieurs femmes et qu'il y a assez de place dans son coeur pour acceuillir tout ce petit monde la loi ne doit pas le contraindre.
Justement, la loi ne le contraint à rien. Simplement, elle ne transforme pas son mode de vie en institution.
SupprimerEn revanche, votre façon de concevoir le ménage à trois est un peu borgne : et ci c'est une femme et deux hommes ? Trois femmes ? Trois hommes ?
Sur le caractère "naturel" de ce qui est, je me permets de renvoyer en toute modestie à deux notes que j'ai écrites :
Supprimerhttp://meselucubrations.hautetfort.com/archive/2011/12/01/pensee-du-soir-bonsoir-n-3.html
http://meselucubrations.hautetfort.com/archive/2011/12/11/nature-et-culture.html
Très bon et bien drôle, tout est dit, merci beaucoup !
RépondreSupprimerCe Labosse, "c'est une somme".
Ce Lionel Labosse est dans le sens de l’histoire. Comme il n’y a plus que les curés et les homosexuels pour revendiquer de convoler en justes noces, exit le mariage et vive le contrat. Mais encore un effort camarade pour être vraiment révolutionnaire (entendre polygame) semble nous dire Lionel.
RépondreSupprimerLe PACS qui n'est pas autre chose qu'un contrat (un contrat peut être unilatéralement dénoncé) a introduit la répudiation dans le Code civil. Dalil Boubakeur ne s'y était pas trompé en en prenant acte. Il aurait été plus sage de le réserver aux couples qui ne peuvent légalement contracter mariage.
Monsieur Labosse qui réinvente la tribu nous propose en fait un PACS à entrées multiples ou un mariage musulman ouvert à l’homosexualité et à la bisexualité. Ce monsieur aura toute mon estime quand il ira porter la bonne parole en Arabie Séoudite.
@ Coralie
RépondreSupprimerVraiment très drôle et aussi un peu caricatural, votre texte, mais je crois que celui du citoyen Labosse, quoiqu'au premier degré (ou parce que au premier degré), l'était encore bien davantage ! Peut-être faudrait-il lui signaler qu'à défaut de "contrat universel", il existe un truc assez pratique appelé "association loi 1901".
En ce qui me concerne, je défends une tout autre position (si j'ose dire). Je crois qu'il faut avoir la lucidité de constater que le mariage en tant qu'institution républicaine est totalement obsolète, et en tirer une conclusion pratique : la République doit cesser de reconnaître le mariage, et donc cesser de reconnaître tout lien interpersonnel autre que ceux de la filiation d'une part… et bien sûr, de la nation d'autre part - c'est peut-être cela, le fameux "contrat universel" (note : je ne suis pas en train de proposer une partouze, mais bien plutôt la remise à l'honneur du concept de communauté nationale, ce qui est bien différent même si l'un n'exclut pas forcément l'autre). En d'autres termes, je crois que dans un esprit républicain, il est temps de supprimer le mariage civil. En supprimant par la même occasion le PACS, qui ne sert à rien d'autre qu'à donner des avantages fiscaux (par rapport aux célibataires) dont je ne vois pas bien comment l'on pourrait les justifier.
Moyennant quoi :
-On atteindrait l'égalité parfaite entre les zétéros, les zomos, les goudous, les bi, les trans, les polyceci et les polycela, sans oublier les célibataires en tout genre ;
-Ceux qui veulent se marier seraient totalement libres de le faire à l'église, au temple, à la mosquée, à la synagogue, etc, ou au cours de toute cérémonie ad hoc organisée à leur domicile, au Fouquet's, à eurodisney, au macdo, dans une boîte échangiste ou pas, dans une clairière, dans un champ de blé, dans un champ de cannabis, avec ou sans orgie à base d'herbe et/ou de CC, avec ou sans partouze, etc, tout cela bien sûr sans en passer par la mairie. L'Etat ne s'occuperait plus de rien et ses fonctionnaires trouveraient assez facilement des occupations plus utiles à la société. Moyennant quoi, on atteindrait aussi la laïcité la plus parfaite - car comment admettre, alors que l'on est (presque) sorti du régime concordataire, que des cérémonies religieuses soient conditionnées par une cérémonie civile, comme c'est le cas aujourd'hui ?
J'ai défendu et détaillé ces propositions ici et ici, pour ceux que ça intéresse…
J'ai lu l'article de Labosse, le style et encore les idées développées sont juste une grande masturbation intellectuelle sans nul autre but que : moi aussi, moi aussi ! Mais moi aussi quoi ? : tu veux ton lobbying citoyen ?
RépondreSupprimerIl suffit d'une élection présidentielle et son matraquage médiatique pour que tout devienne politizable (avec un Z comme zorro). Cette histoire de mélanger logement, misère, immigration et pratiques sexuelles est dingo, c'est à mes yeux tout simplement le reflet d'une personne complètement déconnecté du monde qui ne voit bel et bien que par lui, je n'y ai rien lu d'universel. Encore un facho qui s'ignore.
La polygamie est historiquement un mâle marié à plusieurs femelles point barre. De quel sexe est l'auteur ?...
Et comme vous le soulignez parfaitement Mademoiselle ou Madame Delaume (j'aime aussi la tradition des genres, c'est mon côté réac'), la question de l'amour est inexistante car enfin elle est d'ordre philosophique et non politique.
Quant à "pas de genre" Bloch-Laborie, je suis allé lire votre proposition pour le tiers-sexe, votre témoignage. Mon sentiment en vous ayant lu c'est de lire, entre les lignes, une personne mal dans sa peau (je n'irai pas plus loin je ne suis pas psychologue mais j'en pense bien plus).
Labosse : un nouveau gourou qui a déjà trouvé des adeptes, Raël n'a qu'à bien se tenir.
Merci pour votre article.
Article intéressant, bien mordant ! Je retiendrais qu'en fait d'originalité le contrat universel Labosse ne propose rien de plus que ce qui n'existe déjà dans le code civil... Je pense en effet que rien n'interdit un groupe de personne (plus de 3 donc) de signer entre eux un contrat qui les lient avec des avantages fiscaux. ça s'appelle la libre entreprise ou la libre association si l'argent n'est pas le but. Bref sa provocation n'est qu'une bonne masturbation. Stérile et vaine, mais il se fait plaisir.
RépondreSupprimerPar contre je retiens aussi le commentaire de Joe Liqueur : pourquoi au fond existe-il un mariage civil ? Pour moi l’important est de valoriser et protéger la cellule familiales et donc la natalité. Et on le sait une société sans enfant est une société qui se meure. Il est donc normal de valoriser la famille. Je pense bien entendu qu'un couple gay ou lesbien peut faire par l’adoption (ou d'autres moyens) une excellente famille, cela ne devrait pas être un soucis de nos jours. Ces familles doivent être aussi reconnus comme les autres (d'autant que de nombreuses familles homoparentales existent de fait).
Dans cette perceptive de noyau familial où la vie d'enfants est en jeu, il me semble juste de mettre en avant le modèle de couple car c'est le plus solide, le plus équilibré. Et c'est normal que la société reconnaisse la famille via le mariage civil car c'est avenir.
Satisfaire toutes les demandes d'un enfant est la meilleure façon de l'encourager à recommencer, et donc le plus sûr moyen de faire de lui un éternel insatisfait. En croyant faire son bonheur on fait son malheur. On peut étendre cette constatation aux hommes, enfants devenus adultes : la meilleure façon de les punir est de leur accorder ce qu'ils réclament. Un bon exemple de cela est donné par les militants de la cause homosexuelle. Depuis 30 ans, jamais satisfaits, ils obtiennent tout ce qu'ils réclament et toujours ils en redemandent : la dépénalisation, puis la reconnaissance, puis les lois contre l'homophobie, puis la notion d'homoparentalité, puis le pacs, etc, et bientôt le mariage et l'adoption. Et on peut affirmer à l'avance sans risque de se tromper que cela ne sera pas suffisant, qu'ils trouveront d'autres réclamations à formuler. Lesquelles ? on ne sait pas encore. Mais curieusement voilà qu'ils sont en train de se faire doubler. M. Lionel Labosse, enseignant et écrivain, réclame dans Le Monde du 19 mai le "contrat à plusieurs" en remplacemnt du trop ringard et trop mesquin "mariage à deux, fut-il gay". Si ! Si ! Ce Monsieur Labosse réclame la disparition du mariage, la dispartion du pacs et l'instauration d'un "contrat universel", ouvert à qui veut, qu'il soit hetero-, homo-, bi- ou trans-, et ouvert à combien veulent, le nombre de contactants étant indtéterminé. La légalisation de la polygamie intersexe (ou intergenre, je ne sais plus ce qu'il faut dire) considérée comme un progrès : c'est à ne pas en croire ses yeux mais c'est écrit noir sur blanc en page 17 du Monde du 19 mai. Dans le même ordre d'idées, ces mêmes colonnes de notre cher quotidien de référence s'étaient ouvertes, il y a quelques mois, à un point de vue d'Antoine, le chanteur, qui prônait, lui, la reconnaissance et l'enseigement des "arts du lit" comme il y a déjà les arts de la table. De telles réclamations placent nos gouvernants et législateurs devant une alternative assez simple : soit donner satisfaction à leurs auteurs, ce qui les condamnera à en formuler d'autres, encore et toujours, et donc fera leur malheur, soit leur résister, dans leur intérêt même, avec toute l'énergie dont ils sont capables. Comme disait de Gaulle, on ne s'appuie bien que sur ce qui résiste.
RépondreSupprimer@Denis : bientot les couples homo demanderont des congé mater/paternité, la reconnaissance de la grossesse des hommes en procédure d'adoption, la pillule remboursée pour les hommes, le remboursement du dépistage du cancer de la prostate chez les femmes, etc ... ?
RépondreSupprimeroù s'arrêtera l'absurde et le mimétisme ?
Bah, à nouveau, c'est drôlement trop bien cette charge contre ce "papier" improbable entrevu dans "Le Monde" (pas vraiment lu parce qu'à force ça use, faut comprendre)En conséquence, je réitère ma demande de convolation en justes noces mais, ce coup-ci, en quintouple (ou pentouple, je suis furieusement open-minded), en comptant mon basset artésien, ma tortue et mon beau-frère (je lui dois des sous)
RépondreSupprimerTiens, un militant LGBT(etc.) de mes amis me signale qu'en parlant de "biphobie", Labosse se goure : la bisexualité, c'est être attiré par des gens des deux sexes, pas forcément entretenir une relation simultanément avec deux personnes. M. Labosse aurait dû utiliser le terme "trioliphobe" pour qualifier la discrimination envers les adeptes du triolisme.
RépondreSupprimerQuelle fieffée réactionnaire vous faites chère Mme Delaume, en critiquant cette grandiose avancée du Progrès qu'est le polyamour, ne pensez-vous pas que vous faites le jeu de l'extrême-droite populisto-conservatrice? Cela me rappelle personnellement les heures les plus sombres. De quoi je n'en sais rien, mais je sais qu'elles sont les plus sombres.
RépondreSupprimer@ Galaad.
SupprimerRéaction sans fondement, je veux dire sans cervelle bien entendu .
On est bien d'accord (?).
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