Lorsque Cécile Duflot est apparue pour la première fois en jean au Conseil des ministres, nous, les "pas cools", avons levé les yeux au ciel. Nous savons bien, les "pas cools", qu'il y avait là une bonne part de comédie. Cette façon de dire "je suis ministre mais détendue" ne trompait personne. Elle était stressée, comme tous les novices du gouvernement Ayrault. Stressée en jean, mais stressée quand même.
Surtout, nous savons aussi, nous, les "pas cools", que lorsqu'on exerce des responsabilités, on doit savoir "tenir son rang". C'est un peu old school mais c'est ainsi. Que l'on soit homme ou femme, d'ailleurs. Imaginez Lauvergeon se pointant chez Areva en tongs brésiliennes ? Ou Louis Gallois débarquant chez EADS en débardeur/Converses ?
Certes, on peut penser qu'être un "degauche", c'est vouloir changer les choses et tâcher de faire du passé table rase. Mais on peut aussi considérer que les codes vestimentaires sont moins urgents à réformer que les modalités de répartitions de la richesse entre le capital et le travail, quand bien même Zadig et Voltaire, Desigual et Cop' copine sont devenus bien plus célèbres que Karl Marx et Friedrich Engels.
Pour autant, si nous n'avons pas aimé la décontraction feinte de Cécile Duflot portant un jean - fut-il en coton 100% bio - nous avons encore mois aimé, nous, les "pas cools", les sifflets inélégants dont elle fut l'objet hier à l'Assemblée nationale pour avoir osé arborer...une robe ! Alors quoi ? On ne la veut ni en pantalon ni en robe ? Comment doit-elle déambuler ? En pyjama ? En toge romaine ? En uniforme de sapeur-pompier ?
En burqa, peut-être ? Sarkozy avait beau dire que ce "vêtement" n'avait pas sa place sur le territoire de la République, il est manifeste que dans l'esprit brouillé de ses ex-partisans, le voile intégral demeure la tenue la plus adéquate pour recouvrir pudiquement les signes ostentatoires de la féminité.
Et après, on nous expliquera que "toutes les civilisations ne se valent pas"...
La ministre de l'Egalité des territoires a réagi comme il convenait : en usant de l'humour, cette qualité peu répandue chez le prototype mâle de "l'adulescent siffleur". Le début de son intervention dans l'hémicycle était fort drôle : "Mesdames et messieurs les députés, mais surtout messieurs visiblement...".
Il eut été tout aussi indiqué qu'elle invitât ses collègues de l'opposition à voir ou à revoir La journée de la jupe, le beau film de Jean-Paul Lilienfeld. Ou qu'elle leur proposât un deal dans le genre : "j'ôte ma robe mais vous montrez l'exemple en ôtant en premier vos pantalons". Le meilleur moyen, finalement, de découvrir enfin si les parlementaires de l'UMP sont plutôt "slip" ou plutôt "caleçon".
Lire et relire
Voir sans être vue : burqa acte II CLICK
Les "femmes de", alliées objectives du machisme ordinaire ? CLACK
Lionnel Luca : le blaireau de la République CLOCK
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En burqa, peut-être ? Sarkozy avait beau dire que ce "vêtement" n'avait pas sa place sur le territoire de la République, il est manifeste que dans l'esprit brouillé de ses ex-partisans, le voile intégral demeure la tenue la plus adéquate pour recouvrir pudiquement les signes ostentatoires de la féminité.
Et après, on nous expliquera que "toutes les civilisations ne se valent pas"...
La ministre de l'Egalité des territoires a réagi comme il convenait : en usant de l'humour, cette qualité peu répandue chez le prototype mâle de "l'adulescent siffleur". Le début de son intervention dans l'hémicycle était fort drôle : "Mesdames et messieurs les députés, mais surtout messieurs visiblement...".
Il eut été tout aussi indiqué qu'elle invitât ses collègues de l'opposition à voir ou à revoir La journée de la jupe, le beau film de Jean-Paul Lilienfeld. Ou qu'elle leur proposât un deal dans le genre : "j'ôte ma robe mais vous montrez l'exemple en ôtant en premier vos pantalons". Le meilleur moyen, finalement, de découvrir enfin si les parlementaires de l'UMP sont plutôt "slip" ou plutôt "caleçon".
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Que les députés ôtent leur pantalon ? Ah, non, vu leur âge moyen, bonjour le musée des horreurs pendantes et... non, finalement non. Pas de sexisme primaire.
RépondreSupprimerTailleur pantalon sombre, voilà l'uniforme admis. Ou alors truc genre Chanel à la Simone Weil. Ou encore tunique Angela Merkel.
Sinon, L'une des quinze propositions de l'UMP dans le pacte républicain était le port de la blouse à l'école afin de gommer les inégalités sociales et de renforcer un esprit de cohésion.
Qu'ils commencent par l'enfiler eux-mêmes, ils seront très mignons, ces barbons anachroniques qui ont gardé de minables séquelles de leur âge bête.
tous à poil, ça reglera le problème
RépondreSupprimerBah, elle devait bicher de se faire siffler Cécile Duflot, elle qui aurait plus de chances de jouer dans "Filles perdues, cheveux gras" que dans "Sissi impératrice".
RépondreSupprimerpour une fois effectivement elle avait les cheveux brillants ...et propres
RépondreSupprimerIl y a surtout le fait qu'un "vert" ou une "verte" ne saurait se soumettre aux codes vestimentaires de la société bourgeoise. Le tailleur ou le costume cravate c'est pour les conformistes ou les coincés, alors qu'un vert c'est rebelle et tout et tout.
RépondreSupprimerAdolescent, vous avez dit adolescent?
Mais sa robe n'est pas particulièrement une robe de plage fluo, tout de même ! Faut aimer l'imprimé, certes, mais c'est plutôt sobre et de bon goût.
SupprimerSa robe à fleurs n'est pas plus de mauvais goût que ses jeans. C'est la robe à fleur à l'Assemblée Nationale et le jean en Conseil des Ministres qui sont de mauvais goût et qui dénotent soit un manque total de savoir-vivre soit une rebellitude adolescente.
SupprimerLe bikini aussi peut être de bon goût, mais sur la plage.
Alors ok je suis un sale frontiste qui veut le rassemblement des droites, je suis un idiot réactionnaire mais alors pitoyable l'attitude des gars de l'UMP...et pourtant je déteste Duflot.
RépondreSupprimerVraiment c'est pas avec ça qu'ils vont faire quelque chose de constructif.
Opposition n'est pas synonyme d'imbécilité
PH
Moi, je l'ai toujours trouvée sexy, Cécile Duflot. C'est bien ce qui m'énerve parce qu'elle incarne en politique tout ce que je déteste et qu'elle est plus anticommuniste que n'importe quel blogueur réacosphérique qui croit qu'Ayn Rand est un écrivain.
RépondreSupprimerMais, bon, c'est exactement mon genre, le genre que j'aimais en seconde, les brunes bien charpentées avec un rire de gorge quand on les chatouillait.
Ah tiens, son rire de gorge, cela fait penser à sa voix. Et sa voix, elle me fait l'effet de bromure, à moi.
RépondreSupprimerDonc, je ne partage pas l'avis du camarade Leroy sur le potentiel sexy de Cécile Duflot. Mais, comme on aime tous les deux la souveraineté nationale et le vin naturel, ce n'est pas très grave.
Bon, le côté sexy de Mme Duflot m'échappe, mais c'est vraiment secondaire : si les brunes, certes, ne comptent pas pour des prunes, le genre cheftaine m'est insupportable. Quant à la bronca de la droite (hommes et femmes mêlées, d'ailleurs), déplacée, inélégante, elle me semble être plutôt de la moquerie qu'un effet de machisme pur et dur. À gauche, vous avez la mémoire sélective, ou alors vous avez égaré vos notes en cours de route : qu'avez-vous fait de la petite phrase assassine et méprisante de Fabius, à l'annonce de la candidature de Ségolène Royale : « Qui va garder les enfants ? ».
RépondreSupprimerMais la garde-robe de Mme Duflot, ses poses et ses postures ne valent que pour ce qu'elles masquent, ou révèlent : la vacuité de l'écologie politique, la banale ambition de ses chefs, leurs grimaces de faux rebelles. Les socialistes sont les maîtres, les écologistes les servent. Observez d'ailleurs que la totalité des instances de pouvoir disponibles dans l'appareil d'État, dans les lieux où se votent les lois, l'écrasante majorité dans les collectivités locales, se trouvent entre les mains des socialistes et de leurs commensaux. Dans ces conditions, que vaut un chahut de vieux gamins frustrés en présence d'une dame, qui a voulu qu'on la remarque ?
Une dernière observation : si vous avez quelque moyen d'atteindre aux oreilles de Mme Duflot, vous devriez lui recommander l'adresse d'un couturier, ou, tout au moins, celle d'une boutique de prêt-à-porter de bonne réputation. Là encore, à gauche, votre mémoire vous joue des tours : M. Jospin, encore fringant, se présenta à deux ou trois reprises en public dans un manteau de couleur crème légère, presque blanc, et encore vaguement jaune, épais, pourvu d'une ceinture, tout cela d'un style, d'une allure épouvantablement seventies. Eh bien, le manteau de M. Jospin avait déclenché un tir de barrage des rédactrices de mode ! Et sur quel ton de moquerie, d'ironie ! On ne revit plus jamais le manteau !
Une histoire de robe qui doit interesser les filles et les gars de PSA Peugeot-Citroen. Les gars du Front ont de beaux jours devant eux.
RépondreSupprimerExcusez-moi, cher Giljura, mais ce que vous faites là est typique du commentateur pressé. En gros, vous débarquez, vous lisez rapidement un texte qui parle d'un sujet, et vous lui reprochez de ne pas parler d'un autre.
SupprimerFranchement, ne peut-on pas parler de Duflot ET penser à PSA ? On ne peut pas réféléchir à plusieurs étages ?
moi je parle de PSA et il m'arrive de penser à Duflot.
SupprimerVous descendez là ou vous montez plus haut?